Liste des langues et dialectes de la RDC

La population du Congo parle plus de 200 langues. Sur le plan linguistique, cette ancienne colonie belge est l’un des pays les plus multilingues de toute l’Afrique. En effet, l’Atlas linguistique du Zaïre dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d’habitants, c’est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l’une des quelque 200 langues «ethniques», voire plus de 400 dialectes. La majorité des Congolais parle plusieurs langues. Généralement ils parlent couramment une langue et se débrouillent dans une ou plusieurs autres, souvent une des langues nationales.

 

Langues en République démocratique du Congo

 

LANGUES ET DIALECTES

Quatre langues nationales cohabitent à côté du français, la langue officielle héritée de la colonisation belge, et qui sont par ordre d’importance : le swahili dans les provinces de l’Est ; le lingala dans la Province Orientale, l’Equateur et à Kinshasa ; le kikongo dans les provinces du Kongo central, du Kwango et du Kwilu; et le tshiluba dans province du Kasaï, province du Kasaï-Central, province du Kasaï Oriental et le Katanga.Français

 

Le français est la langue officielle depuis l’époque coloniale, quand le pays était sous le régime belge. Par conséquent, le français en RDC a beaucoup de similarités avec le français de Belgique. La langue française a été maintenue comme langue officielle depuis l’époque de l’indépendance, parce qu’elle est largement parlée par les groupes scolarisés du pays, elle est ethniquement neutre et elle facilite la communication entre les différents groupes ethniques du Congo ainsi que le reste de la francophonie.

Selon l’OIF en 2010 il y aurait 78 % de la population sachant lire et écrire le français ce nombre atteint les 87 % si l’on prend juste ceux qui savent le parler. La république démocratique du Congo est actuellement le pays francophone le plus peuplé.

Le français progresse constamment partout au Congo ; la capitale du Congo et plus grande ville, Kinshasa, avait en 2008 87 % de francophones, ce nombre est passé à 92 % en 2010. La RDC est membre de l’Assemblée parlementaire de la francophonie depuis sa création en 1967 ainsi que de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 1977.

D’après le rapport de l’OIF de 2010, 9 973 965 élèves avaient une scolarité en français en école primaire, 3 311 803 dans le secondaire, 308 739 dans le supérieur. Certains justifient ainsi que la RDC est bien le premier pays francophone du monde, du fait de la scolarisation générale en français.

La population du Congo parle 200 à 400 langues selon les distinctions entre langue et dialecte. Sur le plan linguistique, il est l’un des pays les plus multilingues de toute l’Afrique. En effet, l’Atlas linguistique du Congo Kinshasa dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d’habitants, c’est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l’une des quelque 200 langues « ethniques », voire plus de 400 dialectes. En plus du français, langue officielle, la loi reconnaît quatre langues nationales : lingala, swahili, kikongo et tshiluba. La plupart des Congolais parlent plusieurs langues. Le français, le lingala (à l’ouest) et le swahili (à l’est) servent de langues véhiculaires.

La république démocratique du Congo est le pays de langue officielle française le plus peuplé au monde, devant la France. Une minorité grandissante parle couramment le français (environ 15 millions de personnes dont 3 millions parfaitement selon une estimation de l’ambassade de France et 31 millions selon l’estimation de l’OIF en 2010). En effet, langue officielle, le français est la langue principale de l’éducation, et la langue de l’administration, des médias et des affaires. Le français de la république démocratique du Congo, ancienne colonie belge, a beaucoup emprunté au français de Belgique et au wallon. Il a également développé des caractères propres et de nombreux néologismes.

L’hymne national est en français.

 

 

Portugais

Vers les zones frontalières avec l’Angola, il subsiste également quelques petits groupes et villages où on parle portugais.

 

 

Lingala

 

Le lingala est une langue bantoue parlée en République démocratique du Congo, en République du Congo, et dans une moindre mesure en République centrafricaine. On compte plus d’une trentaine de millions de locuteurs, en langue maternelle ou seconde.

Histoire

Au xixe siècle, le bobangi était la langue véhiculaire dans le pays Ngala, sur les bords du fleuve Congo, depuis l’embouchure de la rivière Kasaï à celle de l’Ubangi, le long de celui-ci jusqu’à l’embouchure de la Ngiri (en). Après 1880, la langue fut appelée bangalapar les Occidentaux. C’est dans cette région que fut établie la Station Bangala, qui laissa place au port de la Nouvelle-Anvers, aujourd’hui Makanza, l’un des premiers postes établis sur le fleuve par l’Association internationale africaine de l’État indépendant du Congo, à mi-distance entre Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) et Stanleyville (aujourd’hui Kisangani). Ces trois postes ont d’ailleurs été les premiers à accueillir au-delà du Kongo central une mission catholique dès 1899. En 1900, le nom lingala était généralement utilisé pour désigner la langue. Le nom bangala est maintenant celui d’une autre langue plus à l’est, dans la province Orientale.

Le lingala est aujourd’hui largement répandu, en Congo-Kinshasa (RDC) et au Congo-Brazzaville, où il est devenu une langue régionale, largement utilisée dans les médias, l’armée, les discours officiels, mais également dans la chanson populaire. Outre lefrançais, c’est l’une des quatre langues nationales du Congo-Kinshasa, à côté du kikongo, du swahili et du tshiluba. Le lingala a progressivement supplanté le kikongo à Kinshasa, où ce dernier était pourtant la langue véhiculaire d’origine.

Le succès et l’expansion du lingala au cours de la seconde partie du xxe siècle, et en particulier à l’époque du Zaïre, sont notamment dus au fait qu’il a été largement promu par Mobutu Sese Seko, natif de la région lingalaphone. Le lingala fut notamment la langue principale de l’armée zaïroise, et aujourd’hui elle l’est aussi de l’Armée Congolaise malgré le swahili apporté par Laurent-Désiré Kabilavers 1997.

C’est aussi la langue dans laquelle chantent de nombreux artistes originaires ou installés à Kinshasa, et exportant leur musique à travers toute l’Afrique, tels Papa Wemba, Koffi Olomidé, JB Mpiana ou encore Werrason

 

Classification

Le lingala appartient à la famille des langues bantoues. Le terme désignait à l’origine la langue d’une ethnie, mais il a désigné dès la fin du xixe siècle une langue véhiculaire, proche d’une langue dénommée lobangi ou bobangi, et est issue d’un mélange entre plusieurs langues bantoues parlées par les habitants de la région du fleuve Congo, elle est donc généralement considérée comme langue inter-ethnique.

  • Classification de Guthrie : C.36d, groupe C.30
  • Classification Bastin/Coupé/Mann : c.36

Répartition géographique

Le lingala est parlé comme langue maternelle dans les deux Congo, la majeure partie des locuteurs étant dans le Congo-Kinshasa. Avec son statut de langue véhiculaire, le lingala est aussi parlé en Angola et en République centrafricaine. Étant donné que la musique congolaise est populaire en Afrique centrale, il est possible d’entendre des paroles en lingala des deux côtés de l’Afrique centrale, du Kenya au Cameroun.

Statut officiel

Le lingala a le statut de langue nationale véhiculaire comme le kitubà au Congo-Brazzaville. Au Congo-Kinshasa, le lingala a un statut de langue nationale au côté du kikongo, duswahili et du tshiluba. Le français est la langue officielle dans ces deux pays.

Dialectes

Le lingala possède plusieurs dialectes, recouvrant un territoire linguistique large et divisé par des frontières administratives ou de longues distances.

Bokamba et Bokamba divisent les différents dialectes de lingala de la façon suivante :

  • lingala standard, dit classique ou littéraire, ou encore lingala de Makanza
  • lingala parlé, dit populaire
  • lingala de Kinshasa
  • lingala de Brazzaville
  • mangala ou bangala — considéré comme langue dérivée car souvent mutuellement inintelligible avec les autres dialectes de lingala

Il y a aussi différents argots :

  • indoubil, ancien argot des jeunes ;
  • lingala argot, ou lingála ya bayankee, argot des jeunes de Kinshasa.

Le lingala classique est la variété utilisée dans plusieurs institutions de l’éducation et d’informations tant au niveau national qu’au niveau régional. Cette variante provient des traductions, dont une de la Bible, et des efforts de standardisation de l’Église catholique. Le lingala classique se dénote des autres dialectes par son nombre de voyelles, sept voyelles [a], [e], [ɛ], [i], [o], [ɔ], [u], par uneharmonie vocalique obligatoire et par l’utilisation de tous les suffixes grammaticaux.

 

Écriture

Le lingala étant plus une langue orale qu’une langue écrite, ses locuteurs utilisent plusieurs systèmes d’écriture. La plupart sont non standardisés. Parce que l’ensemble des locuteurs lingalaphones a un bas taux d’alphabétisation en lingala, l’orthographe populaire est très souple et varie d’un Congo à l’autre — au Congo-Brazzaville, le taux d’alphabétisation en lingala comme langue maternelle est entre 10 % et 30 %, alors que celui du français est plus élevé. Assez souvent l’orthographe est influencée par l’orthographe française : avec le double S, « ss », pour transcrire [s] ; « ou » pour [u] ; I avec tréma, « aï » pour [ai] ; E accent aigu, « é » pour [e] ; « e » pour le son [ɛ], O accent aigu, « ó » pour [ɔ] et parfois [o] à l’inverse de « o » pour [o] ou [ɔ]; I ou Y pour [j]. Un même mot peut se retrouver avec autant d’orthographes que les prononciations régionales, par exemple : « nyonso », « nyoso », « nionso », « nioso » sont tous des orthographes populaires de nyɔ́nsɔ.

En 1976, la Société zaïroise des linguistes a adopté un système d’écriture conventionnel pour les langues zaïroises, dont le lingala. Ce système est basé sur l’Alphabet international africain (AIA), une orthographe presque phonétique, avec le e ouvert « ɛ » et le o ouvert « ɔ » pour transcrire les voyelles [ɛ] et [ɔ], ainsi qu’une utilisation sporadique des accents pour indiquer les intonations. Malheureusement pour cette convention orthographique, il n’y a pas de système d’entrée, ni claviers ni machines à écrire, permettant d’utiliser les lettres ɛ et ɔ, et les accents. Cette convention a standardisé l’usage des lettres dans les milieux académiques, mais laisse les intonations au bon vouloir des personnes. Le manque de standardisation dans l’accentuation n’est pas un problème majeur grâce au contexte des mots dans les phrases et paragraphes.

Les orthographes populaires ont pris un pied d’avance sur l’orthographe conventionnelle car elles peuvent être tapées sur un clavier français ou anglais. Beaucoup de livres, de dissertations, la traduction lingala de la Déclaration universelle des droits de la personne et plus récemment, des forums, des listes de diffusion et des sites internet, comme Google en lingala, n’utilisent pas les caractères propres au lingala (ɛ et ɔ).

Ordre alphabétique

L’alphabet lingala est organisé de façons différentes selon les écoles ou les linguistes.

Certains utilisent seulement les lettres monogrammes, d’autres reconnaissent pleinement les digrammes et trigrammes en tant que graphèmes à part.

Selon les linguistes du CELTA, les digrammes ont chacun un ordre spécifique, par exemple : « mǐso » doit être classé avant « mba » parce que le digramme « mb » suit la lettre « m ». Les lettres « r » et « h » sont utilisées pour les mots empruntés. Les digrammes « mv », « mf » sont très rares.

Le lingala académique a 39 lettres, digrammes ou trigrammes.

Valeur des graphèmes

Les accents indiquent les tons des voyelles auxquels ils s’attachent, l’accent aigu indique un ton haut, l’accent circonflexe indique un ton variant descendant et l’accent antiflexe (circonflexe inversé) indique un ton variant montant.

Écriture Mandombe

Le lingala est aussi transcrit avec le mandombe au lieu de l’écriture latine dans les communautés kimbanguistes.

Prononciation

Voyelles

Dans certains dialectes ou variations du lingala, les voyelles /ɛ/ et /ɔ/ sont sonorisées avec leurs formes fermées [e] et [o], le plus souvent sous l’influence des langues des locuteurs.

Consonnes

Dans certaines variétés du lingala :

  • [ʒ], [d͡ʒ] et [d͡z] sont allophones de /z/

Le lingala contient plusieurs consonnes occlusives prénasalisées :

Les consonnes occlusives sourdes prénasalisées sont souvent substituées par leurs équivalents non prénasalisés — excepté en lingala classique :

  • /ᵐp/: [ᵐp] ou [p] e.g.: mpɛmbɛ́ni est prononcé [ᵐpɛᵐbɛ́ni] mais parfois [pɛᵐbɛ́ni]
  • /ⁿt/: [ⁿt] ou [t] e.g.: ntɔ́ngó est prononcé ⁿtɔ́ⁿgó mais parfois [tɔ́ⁿgó]
  • /ᵑk/: [ᵑk] or [k] e.g.: nkanya est prononcé [ᵑkaɲa] mais parfois [kaɲa]
  • /ⁿs/: [ⁿs] or [s] e.g.: nyɔnsɔ est prononcé [ɲɔ́ⁿsɔ] mais parfois [ɲɔ́sɔ]

Les consonnes occlusives sonores prénasalisées, /ᵐb/, /ⁿd/, /ᵑɡ/, /ⁿz/ ne varient pas en général.

 

 

 

Kikongo

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Le kikongo, avec ses deux millions de locuteurs, est utilisé principalement dans les provinces du Kongo central, province de Kwilu, province de Kwango, et à l’ouest du Kasaï-Occidental.

La constitution spécifie que le kikongo est une des quatre langues nationales, mais le kituba est la langue utilisée dans l’administration. Ceci peut s’expliquer par le fait que kikongokikongo ya Leta et kituba sont le plus souvent utilisés comme synonymes.

Histoire

Un capucin italien, Frère Bonaventura da Sardegna, fut le premier à écrire une grammaire kikongo lors de sa mission au Royaume Kongo vers 1645. Hiacinto Brusciotto de Vetralla écrit un ouvrage sur la grammaire kikongo en 1659 : Regulae quaedam pro difficillimi congensium idiomatis faciliori captu ad grammaticae normam redactae, Romae: Typis S. Congreg. de Propaganda Fide.

Classification

Le kikongo appartient à la famille des langues bantoues.

La classification de Malcolm Guthrie place le kikongo dans le groupe de langues H10. Les autres langues du groupe sont le bembe (H11), le vili (H12),le kunyi (en) (H13), le ndingi (H14) et le mboka (H15).

La classification de Bastin, Coupez et Man, dite de Tervuren sont plus récentes et sont plus précises sur les noms des langues kongo.

On les regroupe désormais sous l’arborescence suivante :

  • Langue du noyau kikongo H16
    • Kikongo méridional H16a
    • Kikongo central H16b
    • Yombe H16c
    • Fiote H16d
    • Kikongo occidental H16d
    • Bwende H16e
    • Lari H16f
    • Kikongo oriental H16g
    • Kikongo sud-est H16h

 

Répartition géographique

Les langues kongo sont parlées dans

 

  • le Sud-Ouest du Congo-Kinshasa :
    • province du Kongo central,
    • partie de la ville province de Kinshasa,
    • province de Kwilu et la ville de Bandundu,
    • province de Kwango,
    • extrême ouest du Kasaï-Occidental ;

Écriture

Le kikongo s’écrit habituellement avec l’alphabet latin, mais s’écrit aussi enmandombe. Pour l’alphabet latin, différentes orthographes sont utilisées dans plusieurs publications et par la population, malgré une orthographe standardisée dans chaque pays, où il est parlé : l’alphabet standardisé de l’Angola et celui du Congo-Kinshasa (partageant les règles s’appliquant au kikongo à l’exception de la notation des nasales syllabiques).

 

Orthographe

Les voyelles longues sont écrites en doublant la lettre :

  • kubaka, « prendre », et kubaaka, « déchirer » ;
  • lumbu, « jour », et luumbu, « enclos ».

Les phonèmes prénasalisés sont notés à l’aide de digrammes.

Les consonnes nasales syllabiques, des préfixes des classes nominales 1, 3 et 4, se notent différemment. En Angola, elles sont écrites ‹ m̀ › et ‹ ǹ › avec un accent grave, par exemple :

  • m̀vu, « année » comparé à mvu, « des cheveux gris » ;
  • nkama, « cent » comparé à ǹkama, « barrage ».

 

 

Swahili

C’est la langue la plus parlée du pays, par environ 40% de la population congolaise mais limitée essentiellement à l’Est, dans les provinces du Katanga, Maniema, Nord et Sud-Kivu ainsi que dans la Province Orientale. Les langues swahilies sont un groupe de langues bantoues de l’Afrique de l’Est qui sont le fruit d’un métissage de langues africaines, d’arabe et du persan, conséquence de la longue campagne esclavagiste des ” Arabo-Swahili ” dans cette région au 19ème siècle. Elles possèdent un vocabulaire commun qui permet à ses locuteurs de se comprendre malgré la grande variété linguistique présente. La plus utilisée et populaire de ces langues est le kiswahili (” langue swahilie ” en swahili), une version standardisée et adoptée comme langue nationale au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. C’est cette version que l’on retrouve – parmi de nombreux dialectes s’y référant – à l’Est de la RDC. Langues bantoues obligent, certains mots se retrouvent d’une langue à l’autre (du swahili au lingala notamment).

 

L’hymne national de la république démocratique du Congo en Swahili

 

 

Tshiluba

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Le tshiluba, ou ciluba selon l’orthographe standardisée, est une langue bantoue du Congo-Kinshasa ayant le statut de langue nationale dans le Kasai. Elle est parlée dans plus de quatre provinces (Katanga, Kasai Oriental, Kasai Occidental, Maniema, en partie dans le Sud-Kivu) et dans les pays voisins comme l’Angola, la Zambie et la Tanzanie. Elle est parlée par plus de 30 millions d’habitants (30 000 000). Il est la langue par excellence de l’Afrique centrale.

Mubabinge Bilolo estime dans son livre Vers un dictionnaire CiKam – CiLuba que la zone lubaphone comprendrait 100 000 000 de locuteurs, répandus en Angola, Zambie, Malawi, Tanzanie, Rwanda, Mozambique, Burundi, Ouganda et Kenya. Cette extension régionale a créé au cours des siècles plusieurs variantes régionales qui ne portent pas toujours explicitement la mention Luba. C’est le cas de Bemba, Cipemba, Kihemba, Kisonge, Kanyok, Rund, Kete, Bindji, Sanga, Kiholoholo, Ambaka, Luluwa, Luntu, Cikwa-Kalonji, etc. Aujourd’hui, après la dislocation des anciens Royaumes Luba, la linguistique néo-coloniale tente de prendre les divisions provinciales et sous-régionales (Katanga, Maniema, Kasai-Occidental et Kasai-oriental) comme critères de classification. C’est ainsi qu’on parle de Luba-Kasai, Luba-Katanga, Luba-Maniema, etc. Le ciluba, appelé aussi sous le nom de kikasai surtout au Katanga comprend les variantes du Kasayi. La variante ciluba ou tshiluba (avec Ci-/Tshi-) est aussi désignée « Cena-Kasai » pour dire la variante luba du Kasai. Cette variante est parlée dans la partie centrale de la République démocratique du Congo dans les deux provinces du Kasaï (occidental et oriental). C’est la langue des Baluba du Kasaï. Les critères de classification demeurent problématiques, car le Ki- au lieu de Tshi-/Ci- se rencontre aussi dans le Kasai, dans la variante dite Songye (Kisongye, Cisonge).

Quant à l’importance scientifico-historique de la langue luba au sens large, Bilolo note : « Le vocabulaire copte et surtout le vocabulaire ciKam, cités par Obenga dans les chapitres II-III de son ouvrage Origine commune de l’égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes. Introduction à la linguistique historique africaine (Paris, 1993), et par Homburger, dans le chapitre XII « De l’Origine égyptienne des langues négro-africaines » de son livre intitulé Les Langues négro-africaines et les peuples qui les parlent (Paris, 1941), sont, à presque 98 %, attestés dans le ciluba. Le ciluba est la langue principale de la Haute-Éthiopie et plus précisément des Royaumes de Matamba et de Kasanga-Kasanje. Elle est aujourd’hui parlée par plus de 25 000 000 des Congolais et comprises à plus de 70 % en Zambie, Malawi, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Uganda, Mozambike, une partie du Kenya, de Zimbabwe, de Botswana, de la Namibie et de l’Angola. » (Mubabinge Bilolo, Vers un dictionnaire cikam-copte-luba : Bantuïté du vocabulaire égyptien-copte dans les essais de Homburger et d’Obenga, Publications universitaires africaines, Munich-Paris-Kinshasa, 2011, notice sur la couverture).

 

Classification

Le tshiluba est une langue de la grande-famille des langues bantu, de la sous-famille LUBA, à laquelle appartiennent d’autres langues lubas tel que kiluba (luba-katanga), luba-sanga (Kisanga), du Luba-hemba (Kihemba), Kibemba, Kisongye, Lunda, Kanyoka, etc.

  • Classification de Guthrie : L.31a/L31b, groupe L.30
  • Classification Bastin/Coupé/Mann : L.30

Ces classifications sont très problématiques, car en les utilisant pour les langues européennes, on aboutirait à plusieurs milliers de langues allemandes, françaises, anglaises, etc. Elles relèvent du registre de la dialectologie et non de la linguistique. Les linguistes africains sont tombés dans le piège de la dialectologie. Au lieu de parler de deutsch, ils se consacrent à l’inventaire des variantes comme le « bavarois », le fränkisch, le schwäbisch, le steirisch, le preußisch, le kölsch, etc. Le nom de la langue luba et de l’ethnie Luba prêtent souvent à confusion :

  • Tshiluba ou Ciluba ou Cyena-Kasai est la variante luba parlée dans le Kasai (Kananga, Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Tshikapa, Mweka, Luebo, KaZumba, Tshimbulu, Dimbelenge, etc.)
  • Kiluba ou Cyena-katanga est la variante sœur parlée dans le Katanga (territoires de Kamina, Bukama, Mitwaba, Kaniama, Kabalo, Manolno, et Kabongo ; et dans une partie des territoires Kongolo, Nyunzu, Moba, et Kalemie)
  • La variante de Maniema est appelée kisongye. Cette variante est très importante, car elle révèle la parenté entre le luba est les langues de l’Ouganda, Rwanda. Burundi, Kenya et Tanzanie.
  • Les locuteurs de ces variantes sont un peuple et avait un double-royaumes ou double-pays jusqu’au xviiie siècle. Il s’agit du royaume de Matamba et de Kasanga-Kasanji. Ils se reconnaissent tous d’une même origine historique, comme des enfants de Nkole et surtout de Ilunga-Mbidi et de Nkongolo-Mwamba. Ils auraient pris stratégiquement des routes différentes à Nsanga-Lubangu. Les nations dominantes de la grande famille Luba sont :
    • les Baluba du Kasai dont la langue est Tshiluba (variantes : Songye, Kanyoka, Luluwa, Lubilash)
    • Les Baluba du Katanga dont la langue est Kiluba

Il ne faut pas oublier les Songye, les Bemba et les Lunda. A Kinshasa, quand on parle des Baluba, on fait allusion à tous les Baluba, y compris ces derniers groupes et ceux du Sud-Kivu.

Au Katanga, quand on parle actuellement de Baluba, on fait allusion à ceux du Katanga, alors que ceux du Kasai on ne les connaît pas sous l’ethnique Baluba mais plutôt sous le terme de la division administrative Bakasai. Appellation très correcte, car le Kasai comprend aussi les Kuba, les Tetela, les Twa ou Batwa, etc.

Une autre confusion entre le Baluba du Kasai eux-meme est que, au Kasai les Baluba sont les locuteurs du Ciluba du Kasai Oriental alors que les locuteurs du Ciluba du Kasai Occidental sont les Lulua (Bena-Lulua) ou Bashilange, ceux du Territoire de Dimbelenge au Kasai Occidental sont les Bakwa-Luntu et Bena-Konji et et ceux du Territoire de Kabinda sont les Basonge/Basongye.

La majorité du peuple congolais ne sait pas distinguer entre ces peuples et ces langues. Suivant les régions, on a la connaissance de l’un(e) tout en ignorant l’existence de l’autre.

 

Désignation

Muluba : une personne Luba

  • Baluba : le peuple Luba (pluriel de muluba)
  • Tshiluba/ Ciluba : langue de Baluba
  • Buluba : espace Luba. C’est un ensemble qui comprend : la terre, la langue, la culture, la coutume, la tradition, la société, la fierté, le fait d’appartenir à l’ethnie Luba, etc. Bref tout élément permettant de distinguer les Baluba des autres peuples ou ethnies.

Ces mêmes désignations s’appliquent chez les Baluba du Katanga à l’exception de la langue qui s’appelle « Kiluba ».

En ce qui concerne l’orthographe dite “standardisée”, qui consiste à remplacer le “tsh” du Tshiluba par “c”, elle est loin de faire l’unanimité. A preuve, les faits suivants: -la version en Tshiluba de la Constitution de la RDC, promulguée en 2008, continue à recourir à l’orthographe avec “tsh”; -la mention “Mille”, sur le billet de banque de Mille Francs congolais, a été traduite par “Tshinunu” et non “Cinunu”; – certaines personnalités du Kasaï continuent à écrire leurs noms de famille avec “tsh”: Mgr Tshibangu Tshishiku, ancien Recteur de l’Université de Kinshasa et archévêque émérite de Mbujimayi; Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS; Raymond Tshibanda, Ministre des Affaires Etrangères; la célèbre chanteuse Tshala Muana; etc… -le dictionnaire bilingue Français-Tshiluba et Tshiluba-Français, publié par Mathieu K. Mudingay en 2011.

 

Répartition géographique

Les populations qui parlent cette langue sont appelées les Baluba du Kasai désignés aussi sous le nom de Bena-Kasai (Ceux du kasai/ gens du Kasai. La terre qu’ils occupent s’appelait Matamba et s’appelle aujourd’hui le Kasai ou Kasai wa Balengela. Le premier terme pré-colonial Matamba englobait jadis le Katanga, le Maniema et le Sud-Kivu. Souvent quand l’on parle du Kasai, on a tendance à faire référence au Buluba-Kasai, donc au territoire occupé par les cilubaphones du Kasai. Ils sont composés de plusieurs tribus (Bisamba en tshiluba) singulier cisamba. Un cisamba est ensuite divisé en plusieurs clans(bifuku) singulier « cifuku » nommée aussi groupement, dans d’autres cas le clan est divisé en lignée <Mbelo/Mbelu>. Les Baluba du Kasai occupent le centre de la région du Kasai, la rivière Kasai marque exactement la limite ouest, le territoire de Mweka au nord, celui de Kole, et de Lusambo. À l’ouest le territoire de Kabinda, au sud celui de Luilu, et de Luiza. Voici quelques tribus Luba-kasai :

Cette liste ne permet pas de distinguer les grandes lignées comme Bashila-Kasanga, Bena-Kashiye, Bena-Tshinema, Bakwa-Kalonji de Byota, de clans comme Bena-Tshimungu, Bena-Tshibondo, Bena-Kambulu, etc. Bakwa et Bena- signifient « descendance de … », ou « originaire de… ».

Ces groupes forment l’ethnie Luba ou communément « les baluba » précisément les Luba-Kasaï parce qu’il y a aussi une autre branche Luba dans la province du Katanga, et parle la variante Kiluba ou Kibemba.Toutes ces tribus (Bisa) sont subdivisée en plusieurs clans (bifuku) et lignées (Mbelo) puis grandes familles (Meku a dilolo ou Cyota). Cependant les Baluba du Kasai sont groupés en plusieurs branches : Bena-Lubilanji ou Baluba Lubilanji dans le Kasai-Oriental; Bakwa-Luntu et Bakwa-Konji dans le territoire de Dimbelenge et Ndemba, Bakwa-Nyambi et divers dans les secteurs de Bakwa-Nyambi dans le Territoire de Kamonia; les Bena-Lulua ou Bashilanga au Kasai-Occidental dans les territoires de : Ndemba, Luebo, Kazumba, Dibaya, Kananga, Kamonia, et les Bena-Mayi (Mayi-Munene) dans le secteur de Kabambayi territoire de Kamonia.

Le Tshiluba est la langue parlée dans les villes de : Kananga, Mbuji-Mayi, Tshikapa, Mwene-Ditu, Lusambo, Mweka etc. et le Kiluba se parle dans les villes du Katanga. Le Tshiluba fait le pont entre le Kiluba du sud-ouest du Katanga (Dilolo, Kolwezi, Likasi, etc.) et celui de la sous-région de Tanganyika.

 

Variétés

Dans ces deux provinces du Kasai, voire dans les quatre provinces du Congo (Kasai Occidental, Kasai Oriental, Katanga et Maniema), cette langue comporte quelques différences phonétiques et lexicales qui sont soit des synonymes soit de différences dues au système de transcription. La phonétique allemande, flammande, française ou wallone, anglaise et portugaise ont introduit de l’extérieur de différences que les élèves luba ont aujourd’hui intériorisées. Quelques exemples :

  • les sons p (lèvres rapprochées et non fermées) et – h dans les mots lupemba et luhemba (kaolin), ou encore la localité deLupatapata / Luhatahata sans oublier Ci-/Tshi-luba’ et Ki-luba (kaolin.

En RDC,il n’y a aucune institution chargée de réglementer la grammaire et l’orthographe de cette langue, raison pour laquelle le ciluba standard n’est pas véritablement définit. Le ciluba tel que officiellement parlé et écrit au Kasai oriental, au Kasai occidental, dans le Katanga ou dans le Manyema est régionalement différent. Voilà la raison pour laquelle il y a tendance à croire qu’il en existe plusieurs variantes régionales alors que cette hypothèse est fausse. Les différences sont très minimes, souvent elles sont phonétiques et grammaticales comme on en trouve partout dans le monde.

Il existe une prononciation classique et une prononciation traditionnelle ou rurale. Par exemple :

Il existe d’autres régionalismes tels que ceux des baketes et des bakwa-mfuyi, qui sont aussi à considérer comme des variantes du tshiluba, car tous ces luba-phones se comprennent toujours malgré les différents accents et les variations phonétiques et sémantiques.

Dans le langage courant, on désigne le parlé du Kasai Occidental sous le terme de « Cena-Lulua » et celui du Kasai oriental sous le terme de « Ciluba-Lubilashi». Mais il y a une autre réalité plus profonde, car dans chacune de ces variantes, il y a aussi une série d’autres variantes. « Cena-Lulua », « Ciluba-Lubilash», “Kiluba ou Cena-Katanga” n’excluent pas de variantes sous-régionales.

Les noms des variantes régionales ou sous-régionales en « Ciluba » prennent souvent les préfixes « Cena » et « Cikwa » suivit d’un nom d’une tribu, clan ou du lieu ou il est parlé, ainsi donc nous avons :

  • Cena-Mfuamba (Ciluba Cia Bena-Mfuamba)
  • Cikwa-Luntu (Ciluba cia Bakwa-Luntu)
  • Cikwa-Nyambi (Ciluba cia Bakwa-Yambi)
  • Cikwa-Dishi ou Disho (Ciluba cia Bakwa-Dishi ou Disho)
  • Cikwa-Kalonji (Ciluba cia Bakwa-Kalonji)
  • Etc.

/Cikwa et Cyena signifient « le parlé de… » ou « Comme/tel que parlé par.. » ou tout simplement « parlé de ». Il existe aussi une différence entre les villes et les villages. Au village, le Ciluba est encore parlé dans ses formes les plus pures alors que les parlés de grandes villes sont moins pures avec beaucoup de mots d’emprunt surtout au français mais aussi à d’autre langues du Congo tel que le Swahili, le Kikongo et le Lingala. C’est ainsi on parle de « Ciluba Cia Kananga », « Ciluba Cia Mbuji-Mayi », « Ciluba Cia Tshikapa », “Ciluba cya Kolwezi” ou encore « Ciluba cia Mwene-Ditu », etc.

 

Statut officiel

Le Tshiluba a le statut de langue nationale au Congo-Kinshasa au côté du kikongo, du swahili et du lingala. Le français est la langue officielle du pays.

Notions

Il n’existe pas de masculin feminin en ciluba, mais néanmoins il existe certains mots et expressions pour designer un homme ou une femme dans une situation quelconque.

le pluriel se forme en modifiant le préfixe tout en gardant le suffixe. Exemple :

  • muntu = bantu; le mu est remplacé par ba mais le suffixe ntu est maintenu
  • di-tunga = ma-tunga / pays
  • lu-endu = ng-endu
  • ci-ntu = bi-tu
  • ka-saka = tu-saka
  • etc.

Il existe aussi de mots invariables comme : mfumu, lufu, nhima, bidia, bukula, etc.

Prononciation

Vocabulaire

Culture

Le tshiluba est aussi la 2e langue musicale du Congo-Kinshasa après le lingala. Il est la langue du Kasala, du Cinkimbwa et du Mutuashi. Il existe aussi d’autres styles de culture comme le Tshanga.

Tshala Muana chante principalement en ciluba et elle est la plus grande vedette de l’expression Luba qu’on ait connu à ce jour, d’autres groupe sont aussi connus c’est les « Bayuda du Congo », etc. Le ciluba est aussi la deuxième langue préférée des artistes de la musique populaire de Kinshasa (la rumba congolaise)après le Lingala; souvent dans leurs chansons ils y insèrent des paroles et morceaux de musique en cette langue du Kasai.

 

 

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Les langues de la RDC

 

A

  • Alur (langue)
  • Amba (langue bantoue)
  • Aushi (langue)
  • Avokaya

B

  • Baka (langue nilo-saharienne)
  • Bangala (langue)
  • Bemba (langue)
  • Bembe (langue)
  • Bera (langue)
  • Bila (langue)
  • Bobangi (langue)
  • Bolia (langue)
  • Boma (langue)
  • Bondengese
  • Budu (langue)
  • Bushong (langue)

C

  • Chikaonde

D

  • Dzing (langue)

E

  • Ebudza

F

  • Français
  • Fuliro (langue)
  • Furu (langue)

H

  • Hemba (langue)
  • Holoholo (langue)
  • Holu (langue)
  • Hunde (langue)

I

  • Indubil

K

  • Kakwa (langue nilotique)
  • Kanyok (langue)
  • Kela (langue)
  • Kete (langue bantoue)
  • Kikongo
  • Kilega
  • Kinande
  • Kinyabwisha
  • Kisongye
  • Kiswahili
  • Kituba
  • Komo (langue bantoue)
  • Konjo (langue bantoue)
  • Kwese (langue)

L

  • Lamba (langue)
  • Langues adamawa-oubanguiennes
  • Langues bénoué-congolaises
  • Langues ngiri
  • Lari (langue)
  • Lega de Mwenga
  • Lega de Shabunda
  • Lendu (langue)
  • Lika (langue)
  • Lingala
  • Lobala
  • Logoti
  • Lokele (langue)
  • Lomongo
  • Losikongo
  • Luba-katanga
  • Lunda (langue)

M

  • Mamvu (langue)
  • Mangbetu (langue)
  • Mbo (langue du Congo-Kinshasa)
  • Mono (langue oubanguienne)

N

  • Ngbaka minangende
  • Ngbandi (langue)
  • Ngiti
  • Ngombe (langue bantoue)
  • Ngongo (langue)
  • Ntomba (langue)
  • Numération parlée làrì
  • Nyanga (langue)

P

  • Pende (langue)
  • Pöjulu

S

  • Sakata (langue)
  • Shi (langue)

T

  • Talinga-bwisi
  • Tchokwé (langue)
  • Langues teke
  • Tembo (langue)
  • Tetela (langue)
  • Tshiluba

W

  • Wongo (langue)

Y

  • Yaka (langue)
  • Yakoma (langue)
  • Yansi (langue)
  • Yombe (langue)

Z

  • Zandé (langue)

 

 

Langues selon SIL

 

SIL répertorie 214 langues parlées au Congo-Kinshasa. Sa liste est une compilation de différentes ressources, avec des estimations de nombres de locuteurs (le plus souvent en langue maternelle).

 

 

Langue Code ISO 693 Population Année
Alur alz 750 000 2001
Amba rwm 4 500 1991
Asoa (en) asv 25 474 2000
Aushi auh    
Avokaya avu 25 000 1989
Babango (en) bbm 2 547 2000
Baka bdh 1 300 1993
Bali (en) bcp 42 000 1987
Baloi (en) biz 20 000 2002
Bamwe (en) bmg 20 000 1983
Banda, sud-moyen bjo 2 000 1986
Banda, centre-sud lnl 3 000  
Banda, togbo-vara tor 12 000 1984
Bangala bxg    
Bangba (en) bbe 11 000 1993
Bangubangu (en) bnx 171 000 1995
Barambu (en) brm 25 570 1990
Beeke (en) bkf 1 000 1994
Bemba du Katanga bem 300 000 2000
Bendi (en) bct 32 000 1991
Bera brf 120 000 1992
Bhele (en) bhy 15 000 1989
Bila bip 40 000 1993
Binji bpj 165 000 2000
Bobangi bni 50 948 2000
Boko bkp 21 000  
Bolia bli 100 000 2000
Boloki (en) bkt 4 200  
Bolondo (en) bzm 3 000 1983
Boma boh 20 500 2000
Bomboli (en) bml 2 500 1986
Bomboma (en) bws 23 000 1983
Bondengese dez 8 600 2000
Borna bxx    
Bozaba (en) bzo 5 500 1983
Budu buu 180 000 1991
Buraka bkg 1 300  
Bushoong (en) buf 155 137 2000
Buya (en) byy 13 000 2002
Buyu byi 10 000 2002
Bwa bww 200 000 1994
Bwela (en) bwl 8 400 2002
Bwile (en) bwc 12 400 2002
Dzing diz 155 000 2002
Dongo (en) doo 12 900 2000
Dzando (en) dzn 6 000 1983
Ebudza bja 226 000 1985
Efe efe 20 000 1991
Enya (en) gey 15 000 2000
Foma fom 13 000 2002
Français fra    
Fuliro flr 300 000 1999
Furu fuu 12 000 1984
Gbanziri (en) gbg 3 000 1986
Gbati-ri gti 21 000 2002
Gilima gix 12 000 1984
Gobu gox 12 000 1984
Hamba hba 13 000 2002
Havu hav 506 000 2002
Hema nix 124 650 2000
Hemba hem 180 958 2000
Holoholo hoo 15 500 2002
Holu hol 5 095  
Hunde hke 200 000 1980
Hungana hum 400  
Joba job 10 000 1989
Kabwari (en) kcw 8 400 2002
Kaiku (en) kkq 13 000 2002
Kakwa keo 200 000 2012
Kaliko (en) kbo 7 500 1989
Kango kty 5 900 2002
Kango kzy 2 000 1998
Kanu khx 3 500 1971
Kanyok kny 200 000 1991
Kaonde kqn 36 000 1995
Kari kbj 1 000 1996
kela kel 180 000 1972
Kele (en) khy 160 000 1980
Kete kcv 8 400 2002
Kitembo tbt 150 000 1994
Kituba ktu 4 200 000 1990
Komo kmw 400 000 1998
Kikongo de San Salvador kwy 536 994 2000
Konjo koo    
Kikongo kng 1 000 000 1986
Kisongye (songe) sop 1 000 000 1991
Kpala kpl 3 000 1986
Kusu ksv 26 000 1971
Kwami ktf 400  
Kwese kws 60 000  
Lala-Bisa (en) leb    
Lalia (en) lal 55 000 1993
Lamba lam    
Langbashe lna 3 000 1984
Lega-Mwenga lgm 44 896 2000
Lega-Shabunda lea 400 000 1982
Lele lel 26 000 1971
Lendu led 750 000 1996
Lengola lej 100 000 1998
Lese les 50 000 1991
Libinza liz 10 000 1986
Ligenza lgz 43 000 1986
Lika lik 60 000 1989
Likila lie 8 400 2002
Lingala lin 2 037 929 2000
Litembo tmv 5 000 1986
Lobala loq 60 000 2000
Logoti log 210 000 1989
Lombi lmi 12 000 1993
Lombo loo 10 000 1971
Lonzo lnz 300  
Lugbara lgg 840 000 2001
Luna luj 50 000  
Lunda lun    
Lusengo lse 42 000 2002
Lwalu lwa 21 000 1971
Ma msj 4 700 1 977
Mabaale mmz 42 000 2002
Mamvu mdi 60 000 1991
Mangbetu mdj 620 000  
Mangbutu mdk 15 000 1991
Mayeka myc 21 000 2004
Mayogo mdm 100 000 1991
Mba mfc 36 087 2000
Mbala mdp 200 000 1972
Mbandja zmz 351 543 2000
Mbesa zms 8 400 2002
Mbo zmw 11 000 1994
Mbole mdq 100 000 1971
Mfinu zmf 8 400 2002
Mituku zmq 50 948 2000
Moingi mwz 4 200 2002
Mongo-nkundu lol 400 000 1995
Mono mnh 65 000 1984
Monzombo moj 5 000 1986
Mpuono zmp 165 000 1972
Mündü muh 2 800  
Mvuba mxh 5 095 2000
Nande nnb 903 000 1991
Ndaka ndk 25 000 1994
Ndo ndp 100 000  
Ndobo ndw 10 190 2000
Ndolo ndl 8 000 1983
Ndunga ndt 2 500 1977
Ngando nxd 220 000 1995
Ngbaka minangende nga 1 012 184 2000
Ngbaka ma’bo nbm 11 000 1984
Ngbandi du Nord ngb 250 000 2000
Ngbandi du Sud nbw 105 000  
Ngbinda nbd 4 200 2002
Ngbundu nuu 16 000 1984
Ngelima agh 13 588 2000
Ngiti niy 100 000 1991
Ngombe ngc 150 000 1971
Ngongo noq 4 076 2000
Ngul nlo 8 400 2002
Ngundu nue 5 095 2000
Nkutu nkw 40 000 1972
Ntomba nto 100 000 1980
Nyali nlj 43 000 1993
Nyanga nyj 150 000 1994
Nyanga-li nyc 48 000 2002
Nyindu nyg 8 400 2002
Nzakara nzk    
Ombo oml 8 400 2002
Omi omi 39 500 1989
Pagibete pae 28 000 2000
Pambia pmb 21 000 1982
Pelende ppp 8 400 2002
Phende pem 420 000 1991
Poke pof 46 000 1971
Ruund rnd 152 845 2000
       
Sakata skt 75 000 1982
Salampasu slx 60 000 1977
Samba smx 4 200 2002
Sanga sng 431 000 1991
Sango sag    
Seba kdg 167 000 2002
Sengele szg 17 000 2002
Sere swf 2 500  
Shi shr 654 000 1991
So soc 6 000 1971
Sonde shc 96 000 2002
Songo soo 13 000 2002
Songomeno soe 50 000 1972
Songoora sod 1 300 1971
Suku sub 50 000 1980
Swahili du Congo swc 1 000  
Taabwa tap 250 000 1972
Tagbu tbm 17 000 2002
Talinga-bwisi tlj 30 890 2000
Tshiluba du Kasaï lua 6 300 000 1991
Kiluba du Katanga lub 1 505 000 1991
Tchokwé cjk 504 000 1990
Teke eboo ebo 454 000 2001
Teke ibali tek 71 000  
Tetela tll 750 000 1991
Tiene tii 24 500 1977
Vanuma vau 6 700 1993
Wongo won 12 691 2000
Yaka yaf 700 000 2000
Yakoma yky 10 000  
Yamongeri ymg 13 000 2002
Yango yng 3 000 1986
Yansi yns 100 000 1997
Yela (langue) yel 33 000 1977
Yombe yom 669 000 2002
Yulu yul    
Zande zne 730 000  
Zimba zmb 120 000 1994

 

Source :

  • Carte linguistique de la république démocratique du Congo sur Muturzikin.com
  • L’aménagement linguistique dans le monde : Situation linguistique au Congo-Kinshasa [archive] sur le site de l’Université Laval
  • (en) Languages of Democratic Republic of the Congo [archive] sur Ethnologue.com
  • (en) Langues parlées en RDC  sur Joshuaproject.net
  • (en) Langues en RDC  sur Scriptsource.org

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