Présentation de la nouvelle province du Lomami

La province du Lomami, à l’instar de celles du Kasaï Oriental et du Sankuru, est issue du démembrement de l’ancienne province du Kasaï Oriental. Son chef-lieu est placé à Kabinda. Ainsi, nous faisons ici une Présentation de la nouvelle province du Lomami.

 

RDC Tourisme : Province du Lomami

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Localisation du Lomami à l’intérieur de la République démocratique du Congo

 

 

Administration

   
Chef-lieu Kabinda
Plus grande ville Mwene-Ditu
Sénat 4 sièges
Gouverneur Patrice Kamanda1
Fuseau horaire UTC+2
Démographie
Population 2 048 839 hab. (2006)
Densité 36 hab./km2
Rang 15e
Langue(s) Officielle : français
Nationale(s) : tshiluba
Géographie
Coordonnées 6° 08′ 01″ sud, 24° 29′ 01″ est
Superficie 56 426 km2
Rang 22e
Liens
Site web http://provincelomami.com/ [archive]
Sources
Communes et territoires – Villes – Provinces

 

Démographie

La population est estimée à 2 345 000 habitants, située principalement dans les villes de Kabinda et Mweneditu. Elle est constituée de trois grandes ethnies (Songye, Luba et Kanyok). Il y a également les Kete à Kamiji et les Kanitshin à Luilu.

 

Économie

Le district de Kabinda est principalement agro-pastoral, avec quelques activités d’exploitation artisanale du diamant à Lubao, Luputa, à Kabinda et à Wikong. Il y a également l’exploitation artisanale de l’Or dans l’ensemble du territoire de Luilu. Outre le diamant qui est intensivement exploité, d’autres substances minérales exploitables existent :

  • d’importants gîtes de roches carbonatées à Ngandajika.
  • les gîtes d’Or des environs de Mwene-Ditu et Luputa.

Il y a également du coltan à Luilu (près de la cite Luputa). Il faudrait signaler que le district était l’un des plus grands dans la production du coton. Cette industrie n’existe plus à cause du manque de marché dont elle disposait à l’époque colonial, principalement de la Belgique. Il existe un centre de recherche de coton à N’Gandajika. N’gandajika et Kamiji sont des grands centres d’agriculture qui desservissent la Province du Kasai-Oriental et principalement la ville de Mbujimayi dont la population est estimée à plus de 2 millions d’habitants.

La ville de Mweneditu dispose des services bancaires, telles que la Banque Congolaise. Il y a également une forêt riche en bois au nord de Kabinda.

Transport

Le transport ferroviaire est important à Mweneditu quoiqu’en état de délabrement très avancé. Le district n’a qu’un seul aéroport à Kabinda, mais qui est moins important quand il s’agit de désenclaver le district et sur standard national pratiquement non utilisé. Il existe dans le district les plaines de secours laissées par les Belges à Kabinda, Gandajika, et Muene Ditu. Ces plaines se trouvent dans un état de dégradation très avancée. Il n’existe pratiquement pas de service d’aviation dans l’ensemble du district et il doit dépendre de l’aéroport de Mbujimayi. Ngandajika et Lubao disposent également d’aérodromes utilises juste à de fins humanitaires par les ONG. Seul les vélos sont utilisés comme moyen de transport et comparativement à d’autres provinces ou la moto constitue la base principale du transport, le district demeure l’un des plus pauvres du pays et aura beaucoup de défis à relever, tel que la construction de la route Mbuji-Mayi -Kabinda ou encore asphalter la route sablonneuse qui relie Mweneditu à Kamina (Province du Haut-Lomami).

 

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Il faut aussi noter les érosions qui menacent les routes argileuses et peuvent causer les enclavements de certains villages. La capitale Kabinda est à 200 km de la gare ferroviaire de Mwene-Ditu qui permet une liaison avec Lubumbashi, capitale de la Province du Katanga, puis avec la Zambie.

Le Bac à Lubao sur la rivière Lomami permet également de relier le district avec le district de Haut Lomami.

 

 

Infrastructure 

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L’électricité publique n’existe pratiquement pas sur l’ensemble du district, sauf quelques nantis et les missionnaires qui utilisent les groupes électrogènes. La SNEL offre un service inefficient et irrégulier à Mweneditu, avec un abonnement total qui ne dépasse pas 5 000 personnes pour une population de plus de 500 000 habitants. Le district n’est pas non plus desservi en eau potable, ce qui explique la grande prévalence de la poliomyélite et d’aveuglement infantile. La Regideso, à l’instar de la SNEL offre des services de qualité médiocre à quelques abonnés dont le nombre ne dépasse pas les 3 000 âmes. Par manque d’électricité, la Regideso ne peut offrir une qualité de service comparable à celle de Kinshasa dans le district de Kabinda.

Le Service National d’Hydraulique Rural (SNHR) est également présent en construisant des puits, sources et adduction d’eau à Mweneditu, Ngandajika, lubao et Kabinda. Beaucoup de ces sources ne sont plus opérationnelles faute de maintenance ; idem pour les puits équipés de pompes. La situation s’améliore de plus en plus à Luputa (une ville d’au moins 200 000 habitants) avec l’aide de la Communauté de Mormons qui installe l’eau dans la ville.

Par ailleurs, la capitale Kabinda ne dispose d’aucun service collectif d’alimentation en eau potable, d’électricité ou d’éclairage public. Il existe néanmoins une centrale thermique qui tourne avec trois cabines d’une puissance de 75 KVA chacune, mais depuis 1992 elle est inopérationnelle. Deux antennes de téléphonie cellulaire sont installées depuis 2003. Les services postaux ou bancaires sont inexistants. La province du Kasai Oriental a des projets d’électrification urbaine et rurale par les micros centrales dans les sites suivants:

 

Localisation rivière Site Capacité (en MW) Coût de l’investissement (en millions USD)
Ngandajika Luilu Kafumbu 7,4 17,2
Mwene Ditu Luilu Tshilomba 3 6,9
Lusambo Lubi Kalambayi 1 2,3
Mwene Ditu Mbuji Mayi Katambaye 13,9  
katako Kombe Lomami Lomami 15  

Un grand barrage au coût de 22 millions de Dollar US peut être érigé près des chutes de Mwangalayi sur la rivière Luilu.

 

Éducation

Le district manque également d’institutions supérieures d’éducation, et par rapport au standard national, le niveau est moins compétitif, ce qui cause le district à perdre beaucoup de jeunes qui immigrent vers Mbuji-Mayi et Lubumbashi pour acquérir une éducation.

 

Les Territoires de la province

 

  • Territoire de ​Kabinda

 

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Superficie :14 373 km²

Taille estimée de la population : 2 290 960 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)

 

 

 

Données géographiques

 

Le territoire de Kabinda est limité au nord par le territoire de Lubefu ;

Au nord-ouest par le territoire de Lusambo ;

Au sud par le territoire de Ngandajika ;

Au sud-est par le territoire de Kabongo ;

À l’ouest par le territoire de Katanda et à l’est par le territoire de Lubao.

Il ne doit pas être confondu avec Cabinda l’enclave angolaise. On y parle le kisonge, cependant le Tshiluba est la langue nationale de la province.

 

Coordonnées géographiques 

Latitude :   6° 08′ Sud

Longitude : 24° 29′ Est

 

Climat

Il a le climat tropical avec alternance de saison dont la saison de pluie qui commence du 15 août au 15 mai et la saison sèche qui va du 15 mai au 15 août. Il revient de signaler que ce calendrier est parfois perturbé suite aux changements et aux caprices de la nature qui font que la pluie commence avant l’échéance, et sa température varie selon les saisons entre 25° et 26° C.

 

Végétation et relief

 

Par sa forme le territoire de KABINDA est dominé par une succession des collines et plateaux entrecoupées de vallées. En majorité, le sol est toujours sablo-argileux, d’autres part dominé par un sol argilo-sableux. Son sous-sol renferme beaucoup des matières minérales non exploitées.

Et sa végétation dominante est la savane boisée plus des galeries forestières qui longent les ruisseaux et les rivières. La formation la plus répandue qui colonise le plateau du territoire de KABINDA est la savane ; une prairie d’herbes vivaces de 1 à 3 mètres d’hauteur. Cette dernière existe rarement à l’état pur, elle est toujours piquetée d’arbres plus ou moins grands, plus ou moins espacés, c’est la savane boisée. Ces herbes sont des graminées dures résistantes à la sécheresse grâce à leurs rhizomes dont les plus importantes sont andropogon (ndumba), pennisetum (bikubu), panicum (malengie), imperata cylindrica (mabamba), cragostics et aristica (lupumpulu).

 

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Les arbres les plus caractéristiques sont notamment albizia (mutshielengie), antadopsie abyss ima (munyese), scorodophocus zenkeri (mpila), chlorophora excelsa (mufula)

Ces espèces forment un ensemble d’arbres à écorcer juteuses et épaisses qui résistent à l’action du feu de brousse. Cette savane boisée est soumise à une action anthropique qui se manifeste avec beaucoup d’inquiétude par la disparation de certaines espèces.

 

 

Hydrographie 

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Rivière Lomami

Le territoire de Kabinda est établi sur un plateau entaillé par plusieurs rivières parmi lesquelles le Sankuru et la Lomami sont les plus importantes, la première reçoit la Vunayi et la seconde est grossit la Lukashiye,Lubangule, Ludimbi et Lufubu. Les lacs et les rivières y compris les cours d’eau ne sont pas suffisamment poissonneux. Le territoire est traversé par de nombreux cours d’eau.

 

Richesses du territoire :

Le sous-sol regorge le diamant qui est inexploité. Alors l’exploitation artisanale y bat son plein. Le minerai est exploité, mais ceci étant fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible sur ce point. Une forêt dont l’exploitation des arbres donne la qualité de bois d’œuvre. Le territoire est un grenier agricole avec six bassins de production agricole, c’est aussi un grand producteur de la province d’huile de palme, manioc, maïs et niébé.

 

 

Données culturelles

 

Le pouvoir est détenu par le Mfumu à kabukulu qui est assisté par les membres de sa famille qui sont nommés chefs de groupements. La diversité clanique constitue une richesse culture et de valeurs positives pour son développement :

 

Dans le territoire de KABINDA on a une ethnie Songe qui domine avec des grandes tribus qui sont :

Belande 30%

Ben’eki 50%

baluba lubangule 12%

Bena budia 8%

Il est à noter que le territoire a quatre grandes tributs belande, ben’eki, baluba lubangule, bena budia et les pygmées dans le secteur de ludimbi-lukula et pratiquent la chasse et la cueillette dont le ben’eki a des clans a son sein comme le Basanga, Bakankala, Bena-milembue, Bena majiba, Bena kiofue, Bakoji. La diversité clanique constitue une richesse culture et de valeurs positives pour son développement.

 

Langues parlées dans ce territoire

kisongye (70%)

kilande (50%)

tshiluba (40%)

kiluba lubangule (20%)

Swahili (20 %)

Dans ce territoire le kisongye est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux.

 

Principales activités

Agriculture (50%)

Pêche (4%)

Elevage (4%)

Petits commerces (40%)

Cueillette (2%)

En dehors de l’agriculture vivrière, il existe de plantation des palmeraies et caféiers ; les principaux produits agricoles sont le maïs, le manioc, l’arachide, la banane, pastèques, niébés, patate douce et le soja. Le petit commerce est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. Elle s’effectue entre les deux chefs de provinces Lomami et Kasaï-Oriental dans les articles manufacturés et de denrées alimentaires. De très grandes quantités d’huile de palme sont produites et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente dans la province voisine et la fabrication de savons. L’élevage en gros et petit bétails se fait quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation. Le territoire de Kabinda est un grand producteur d’huile de palme, nous trouvons au moins deux à trois presses d’huile pour la fabrication d’huile et de savon dans chaque village. Il ya aussi dans le territoire l’exploitation de diamant dans le secteur de Ludimbi Lukula,vunayi et Lufubu Lomami mais une exploitation artisanale.

 

 

Situation économique

 

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Principales activités des opérateurs économique.

 

Vente des produits alimentaires

Transport des marchandises

Vente des produits manufacturés, pharmaceutiques

transfert d’argent

Principales activités des PME/PMI

Vente des produits agricoles

Artisanat

Le territoire de Kabinda a généralement des commerçants œuvrant dans le petit commerce. Il n’y a pas d’activités de grande envergure. Quelques familles possèdent des palmeraies et caféiers, et cette production est vendue dans le territoire, ainsi que dans d’autres territoires voisins.

 

Grandes entreprises locales

Compagnie de grands élevages de la Tshofa, en faillite

La compagnie de grands élevages de la Tshofa est l’unique grande entreprise dans ce territoire. C’est une grande compagnie qui opérait et alimentait aussi bien le territoire de Kabinda que les territoires voisins mais en faillite pour le moment.

 

Principaux produits agricoles

Maïs (30%)

Manioc (45%)

Arachides (15%)

Niébé (5%)

huile de palme (5%)

 

 

Principaux produits non agricoles

Champignons (40%)

viande boucanée (30%)

Termite ou termite zélé (20%)

Chenilles (10%)

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Kabinda sont des produits forestiers non ligneux (champignons, fourmis, termite et chenilles). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations, et sont consommées durant toute l’année.

 

Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans tous les 6 secteurs du territoire de Kabinda . la viande boucanée est le fruits de la chasse dans les différents forêts du territoire. Elle est utilisée pour la consommation locale, et revendue dans les territoires voisins.

 

Principales sources d’énergie

Bois (60%)

Lampes tempête traditionnelle (30%)

Solaire (9 %)

Electricité ( groupe électrogène)  (1%)

Le courant électrique est une denrée rare à Kabinda . La SNEL (Société Nationale d’Electricité) n’existe pas. La population utilise les groupes électrogènes des particuliers pour être alimentée. Pour le reste du territoire, ce sont des lampes traditionnelles à huile de palme et des torches qui sont utilisées dans tous les ménages pour l’éclairage la nuit. Les panneaux solaires sont utilisés par différentes structures et ONG internationales installées dans le territoire, ainsi que par quelques ménages. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages.

 

 

Situation sanitaire

 

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Hôpital général de Kabinda

 

Nombre d’hôpitaux 5

Nombre de centre de santé 63

Le territoire de Kabinda possède cinq hôpitaux, notamment l’Hôpital général de Kabinda situé dans la cité de Kabinda . On y trouve des services de généraliste, de pédiatrie et gynécologie. 7 médecins et 69 infirmières y travaillent avec une capacité d’accueil de 225 lits.

 

Une grande partie des médicaments est disponible dans les centres de santé et pharmacies du territoire. Mais quelques médicaments spécialisés nécessitent une commande des mois à l’avance en provenance des grandes villes voisines.

 

Il est à noter que la plupart de ces structures sanitaires sont en mauvais état. Surtout dans les deux zones de santé (kalonda-Est, ludimbi-lukula) les infrastructures nécessitent une réhabilitation ; l’électricité demeure un grand défi, et un grand souci pour ces deux zones de santé.

 

Maladies les plus récurrentes

Paludisme (40%)

Infections respiratoires aigües (20%)

Fièvre typhoïdes (19.7%)

Diarrhées simples (15 %)

Malnutrition (5.3%)

 

 

Éducation

 

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Enseignement primaire et secondaire

Ecoles primaires 564

Ecoles secondaires 364

Le territoire de Kabinda possède 928 écoles dont en moyenne 50 écoles par secteurs. Il y a ainsi une école primaire et une école secondaire dans chaque secteur. On retrouve en moyenne 6 enseignants dans chaque école. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées dans le chef-lieu du territoire dans la sous division de Kabinda . Et cela se vérifie dans les taux de réussite annuel de chaque secteur.

 

Enseignement supérieur et universitaire

Universités 2

Instituts supérieurs 5

Il existe deux Universités dans le territoire de Kabinda dont l’université de Kabinda et l’université notre Dame de Lomami ainsi que des Instituts Supérieurs pédagogiques et l’institut supérieur de Techniques Appliquées, et les filières dans ces deux universités sont les sciences sociales, les sciences économiques, sciences agronomiques et les sciences politiques et la médecine.

 

À l’Institut Supérieur de Techniques Appliquées se trouvent les filières informatiques, polytechnique. Une moyenne de 200 étudiants inscrit chaque année dans chacune de ces instituts. Il faut signaler que seule l’Université de Kabinda a des bâtiments qui lui sont propres et loue des bâtiments pour des bureaux administratifs. L’Université notre dame de la Lomami : les bâtiments lui sont cédés par l’Eglise catholique ; les deux universités peuvent avoir une capacité d’accueillir jusqu’à 1500 étudiants chacune tandis que l’ISP/ISPT/ISTA/ISAV ne peut accueillir que 200 étudiants. L’université de Kabinda compte 3 professeurs, 73 assistants et 20 chefs de travaux.

 

 

Accessibilité du territoire

 

Routes Oui

Voies aériennes Oui

Biefs navigables Non

Train Non

Par voie aérienne, il est possible d’atterrir avec des petits porteurs directement dans le territoire de Kabinda , mais les pistes des deux aéroports ne sont pas praticables. Par voie routière, le trafic s’effectue entre les deux chefs-lieux des provinces du Kasaï-Oriental et du Lomami , au travers de la nationale RN2. Elle relie Kabinda au Kasaï Oriental. Cependant elle est à moitie  impraticable.

 

Réseaux de communication

Africel Non

Airtel Oui

Orange Oui

Tigo Non

Vodacom Oui

Le seul réseau de télécommunication présent sur l’ensemble du territoire est Vodacom, qui couvre tous les 6 secteurs, mais avec beaucoup de perturbations. Orange et Airtel, ne couvrent  pas toute l’étendue du territoire, Vodacom n’offre le service M-Pesa que dans la cité de Kabinda . Les cartes prépayées sont disponibles dans le territoire mais aucun réseau de télécommunication n’a un shop de vente des services et produits comme Sim, ni service internet.

 

 

Attraits touristiques

 

Parcs Non

Jardins botaniques Non

Jardin zoologiques Non

Chutes d’eaux Oui

Sites touristiques Oui

Sites sacrés Oui

Il existe une réserve naturelle dans le territoire de Kabinda , dans laquelle on retrouve des espèces phares de singes, d’antilopes et de gibiers. Par manque de suivi, les autochtones tuent beaucoup de ses espèces, avec les feux de brousse, entraînant leur disparition.

 

 

Espèces phares de la faune

Antilopes noires

Hippopotames

Singes

Gibiers

 

Espèces phares de la flore

Limba

Lusanga

Galeries forestières

 

 

Opportunités de développement

L’exploitation de minerais : le territoire de Kabinda regorge dans son sous-sol de minerais non exploités, mais l’exploitation de diamant est artisanale, non industrielle et informelle. L’exploitation de minerais d’une manière formelle pourrait créer des emplois et booster l’économie de la province.

L’offre d’énergie : L’eau des rivières et des chutes d’eau fournit une énergie transformable en électricité : l’énergie hydraulique. Les centrales hydrauliques sont installées partout où c’est possible (lorsque le débit de l’eau est suffisamment fort et régulier) et nécessitent des travaux d’aménagement très importants (construction d’un barrage et d’un réservoir). C’est la seule énergie renouvelable réellement exploitée. Nous avons trouvé deux études finalisées de l’électrification du territoire de Kabinda , l’une un projet du gouvernement dit « projet BALABALA » sur la rivière Ludimbi évalué à 5 millions de dollars américains pour alimenter tout le territoire et l’autre pour alimenter. La province de Lomami évalué à 80 millions de dollars américains.

L’artisanat : un élément d’opportunité d’investissement peu sont des opérateurs économiques qui s’y investissent et les rares qui y sont n’améliorent pas la qualité de service. D’où il n’y a pas d’initiative dans ce sens.

L’agriculture : le territoire de Kabinda est à vocation agricole, vue la disponibilité des terres arables et leur accessibilité. La population du territoire est agro-rurale et agro-pastorale mais l’agriculture qui s’y pratique est non industrielle conduisant à une sous-exploitation des sols disponibles. Ainsi le territoire est obligé d’importer des produits dont lui-même est capable de produire ;

L’arachide et le riz par exemple sont des produits cultivés dans le territoire mais à une faible quantité ne permettant pas de couvrir les besoins alimentaires de la population, d’où on fait recours au territoire voisin. L’élevage et la pêche par exemple dans le secteur de baluba lubangule nous trouvons des particuliers avec des cheptels mais la demande en produits animaux en fait que croître aussi longtemps que la population croisse dans le territoire. Si l’agriculture est organisée, mécanisée, industrialisée, cela pourrait engendrer de l’emploi, augmenter la richesse du territoire grâce à l’exportation des produits vers l’extérieur.

 

Les routes nationales et dessertes agricoles : Le délabrement des infrastructures de transport a finalement condamné les planteurs et éleveurs à une production de survie et de substance, il est vrai que notre pays accuse un déficit dans le domaine des infrastructures routières, et l’abandon des routes de desserte agricoles qui empêchent lamentablement les agriculteurs à réaliser ainsi des grandes ambitions agricoles. Ceci demeure vrai d’autant plus que certaines contrées par l’enclavement dû à l’impraticabilité des routes de desserte agricole assistent quotidiennement au dépérissement des produits agricoles. Ainsi l’urgent s’impose sur la réhabilitation de la route nationale numéro 2 (RN2) qui est impraticable qui relie les deux provinces du Kasaï Oriental et de la Lomami. Si ces routes sont bien aménagées, elles favoriseront l’évacuation des produits agricoles.

 

 

Source : Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement (CAID) 

 

  • Territoire de Kamiji

  • Ngandajika

  • Territoire de Lubao

  • Territoire de Luilu

 

 

 

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